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USA / Miami et moi

Mercredi, janvier 28th, 2009

Discover Eric Clapton!

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Je voulais voir Miami, j’ai vu Miami. J’ai voulu confronter mes souvenirs et mon imaginaire d’enfance à une réalité. La voici. Miami downtown est glauque. Miami Beach oscille entre beaufitude et grand luxe sous le soleil. Je ne m’attendais finalement pas à autre chose.

Dans les restaurants de Lincoln Road, de jeunes femmes chaussées sur des talons hauts accueillent une clientèle aisée. Elles ont le port de tête haut et le cul qui balance, affichent un sourire aguicheur. Quel âge peuvent-elles avoir ? 21 ans au minimum. La loi l’impose pour servir de l’alcool. Sur l’addition, elles peuvent se faire 20, 50$ voir beaucoup plus, de pourboire par table. C’est assez de cash pour payer soi-même quelques tournées dans quelques bars sélects ou passer ses après-midi au bord des piscines privées d’hôtels de luxe. Je me plais à m’imaginer perchée sur des talons de 10cm, la taille serrée dans un tailleur stricte. Être française serait un atout certain, image de l’élégante, de l’intello…et de la romantique. Se sentir regarder par des hommes venus dépenser 50$ dans un steack grillé et un verre de vin serait un brin “so exciting !”. Aller danser un cuba libre à la main jusqu’au matin, se défaire des pots de colle cocaïnés, voir le jour déjà chaud se lever sur Miami Beach, se reposer le lendemain sur la piscine du Carlton en sirotant un jus de tomate.

Toucher du doigt les excès fait partie du rêve. Se plonger pour une fois dans un monde sale et superficiel, s’encanailler. Se perdre dans les eaux troubles serait une façon d’oublier la routine qui nous rapproche tant de la mort. C’est une voie tentante quand il n’y a plus rien à préserver de la vie “normale”. L’urgence du temps qui file m’inviterait presque à toutes les folies.

Le voyage s’achève et j’ai touché mon rêve. A la table d’un petit bar avec terrasse sur une marina un peu en retrait, je fais le bilan de ces trois semaines autour d’un bière et des fruits de mer. Demain je reprends l’avion pour Paris et tout reprendra sa place.

J’ai bien trouvé à Miami Beach les jolies filles, la plage, le sable blanc, la végétation luxuriante, l’ostentation, le luxe et les Colombiens. J’aurais presque espéré en rester là. Puisque maintenant je ne sais plus à quoi rêver.

3 Commentaires ↓

  1. jan
    28
    10:33
    Rhadamanthe

    la France a une image assez drole je trouve a l’étranger! je n’ai pas voyagé mais le coté élégance et raffinement que tu exprimes vis a vis de la française se retrouve dans des images que l’on a pu me décrire …
    Cela se voit de temps en temps …
    A quoi est ce dû ? est ce dû à l’image que véhicule les touristes ou bien à nos produits ?
    j’ai discuté il y a quelques temps avec une femme vietnamienne arrivé en France vers 25 ans, elle me disait que pour elle, l’image qu’on lui avait transmise de la France était une France romantique, ou le charme était omniprésent, l’élégance vestimentaire des femmes libres mais distinguées,et l’homme avec son béret et la baguette sous le bras étaient toujours d’actualité… plusieurs images mélangées et figées dans le temps …
    Ce qu’elle m’a décrit me paraissait si loin, on aurait dit un tableau, une époque inconnue, et pourtant elle est arrivé milieu des années 80!
    J’aime cette image qu’elle m’a décrite…

    Tu ne sais plus à quoi rêver pour le moment mais la vie est pleine de rêves sinon sans eux elle est monotone, sans espérance, ni passion …
    C’est un très beau voyage que tu as fait, et je dois avouer que j’ai peu rêvé au cours en te lisant …
    A bientôt j’espère

  2. jan
    29
    9:33
    wejna

    @Rhadamanthe - Quelques stigmates, rapportés hors contexte, et l’histoire d’un pays suffisent souvent à en faire un cliché. Il y a des hamburgers, de grosses personnes et de gros 4×4 aux Etats Unis, c’est vrai. Il y a de belles femmes élégantes et des bâtiments de plus de 500ans encore visibles en France, des vestiges romains même, quoi de plus romantique ? c’est vrai aussi. Ce n’est juste pas que ça…
    Pour le voyage, je t’y invite aussi. Il y a beaucoup de richesse à recevoir dans ces petites fuites sans conséquence. Peu de risque si ce n’est celui, grand, de vouloir toujours repartir.

  3. jan
    29
    9:40
    Rhadamanthe

    oula ma dernière phrase !! j’ai pas relu excuse moi “et je dois avouer que j’ai un peu rêvé en te lisant …” !!
    C’est vrai tu as raison, mais cela est drôle de l’entendre et de ne pas reconnaitre du premier coup son pays !
    J’essaierai de partir, un jour ….

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USA / le soleil se lève sur Miami

Mercredi, janvier 28th, 2009

Être matinal à South Beach est un luxe. Orienté vers l’est, on ne voit pas de couché de soleil mais son levé.

Peu de traffic sur la route, peu d’activité dans les rues. Le Starbuck Café, est ouvert, lui, depuis 6.30 am. J’arrête la Dodge devant la vitrine. On a ses habitudes. Je place la cup dans le compartiment prévu à cet effet et redémarre. Direction les grands hôtels. Un remblai permet de se promener entre la plage et les piscines chics. Le sport à la mode ? La marche active l’i-phone sur les oreilles.

Un tracteur racle le sable et nettoie la plage. Les sauveteurs ouvrent leurs petits abris de bois. Les mouettes sont à l’affut du moindre bout de pain. Les loueurs d’emplacement ouvrent eux aussi rapidement leur guitoune. Tout de blanc vêtus, des baskets au polo, ils installent des transats et des cabines privées, toutes orientées vers le soleil. Sodas, magazines, snacks, le service hôtel à la plage. Vers 1h, les matelas seront assaillis par les clubbeurs venus récupérés de la soirée venus se frotter au hasard des rencontres à des opportunités pour la prochaine nuit.

Le vent de terre dessine de gros rouleaux dans l’eau. La couleur est toujours magique, très “bleu des mers du sud”. La journée sera encore belle.

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USA / Floride / Miami Beach all night long

Dimanche, janvier 25th, 2009

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De Miami, on connaît surtout Miami Beach, cette parcelle de terre créée de toute pièce par un industriel milliardaire. Le pont la reliant au continent est prometteur : gigantesque et bordé de lumières violettes.

Se promener la nuit sur Ocean Drive donne à voir toute l’exubérance de la ville, les fantasmes débridés et commercialisés. Canapés en cuir, tables basses et bougies sont installés en plein air sur d’immenses terrasses en hauteur. Voir et être vu, c’est pour ça qu’on vient. Une danseuse de flamenco fait bouger ses hanches entre les tables. Le restaurant voisin a investi dans une scène pour des groupes de rock qui jouent devant d’immenses panneaux lumineux. Un peu plus loin une blonde au décolté généreux propose des happy hours. La porte entre-ouverte derrière elle laisse voir au passant un show de chipandales. A l’autre porte du bar, c’est un homme un T-shirt léopard qui joue les ouvreuses. Sur une rue perpendiculaire, devant une vitrine fumée, deux jeunes femmes sont assises lascivement l’une contre l’autre dans un grand fauteuil Louis XVI. Une limousine garée devant est prête à transporter le client jusqu’au Nirvana.

Sur la rue, le Porche Cayenne fait figure de pauvre face aux Corvette, Ferrari, et superbans (gros 4×4 transformés en limousine). Un travelo déguisé en Super Woman tire derrière lui une valise, trébuchant ici et là sur le bitume. L’homme au serre-tête est vite récupéré par une patrouille qui s’interroge si tout va bien.

Délirante au milieu d’un pays puritain, Miami Beach concentre toute la luxure refoulée, à sa pointe sud, dans un décor tropical et pastel. Elle était la trame de fond idéale d’une des séries les plus cultes des années 80. Miami Vice a bercé mon imaginaire d’ado qui rêvait de faste et d’aventures extraordinaires. Séduction, strass, business, moteurs et adrénaline se jouaient autour d’une frontière entre bien et mal toujours plus mince. Noirceur et mélancolie finissaient par habiter les personnages, vieillissants au milieu d’un monde dont ils ne pouvaient changer les règles.

3 Commentaires ↓

  1. jan
    26
    10:21
    xebeche

    T’es pas reconnu le travelo ?? C’était Don Johnson ;)

  2. jan
    26
    5:00
    wejna

    Plutôt Izzy alors…Don Johnson c’est costumes en lin et éventuellement une petite permanente ou catogan.

  3. fév
    2
    12:20
    Xebeche

    Là je m’incline. J’ai un très mauvais niveau en “miami vice”

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