USA

...lecture par catégorie

 

Le monde plein les oreilles

Dimanche, mars 20th, 2011

Sébastien avait un rêve : faire entendre le monde aux aveugles et mal-voyants. Il avait dans son ordinateur des heures d’enregistrements d’ambiances sonores, de musiques, d’interviews.

J’eus envie de prendre part à son idée, de l’habiller, lui donner une forme. J’imaginais un espace sur la toile comme un grand patchwork de cartes postales sonores à lire au hasard, à l’envi. Grâce à des spécialistes du web, notre projet se dessina : un site entièrement accessible aux aveugles et offrant à ce jour 31 sons d’ici ou d’ailleurs.

http://lemondepleinlesoreilles.com

Sur les trois premiers clips, relatifs à New York, Virginie Terrasse du Studio Hans Lucas nous a prêté son oeil de photographe et son oreille sensible pour composer trois petits objets multimédias complexes. Nous les projetterons samedi 2 avril 2011 au festival Partir Autrement à 17h45 à l’espace Reuilly à Paris.
fjsjskbvsjkbc

* = champs requis

Poster un commentaire








Gate C110 - Miami to Charles de Gaulle

Dimanche, février 1st, 2009

Discover Georges Brassens!

qlksdjqksd
jdqsljdk

” Ils commencèrent à savoir de plus en plus sur moins et moins jusqu’à ce qu’ils soient sûrs de tout sur rien “ Pedro Reyes.

30 ans invitent au bilan. Le temps des boucles à boucler est venu. Prendre un avion pour les USA, se plonger dans des univers d’enfance, c’est confronter ce qu’il reste du fantasme à la réalité, balayer les images pour tourner les pages, refermer un livre. Mais tout change. Il serait un leurre de vouloir s’accrocher aux souvenirs comme une madeleine de Proust. Pedro Reyes, artiste mexicain qui expose actuellement au Bass Museum of Art de Miami démontre par ses œuvres que le nouveau ne remplace pas le passé mais que nous tendons sans cesse à le reproduire pour s’en rapprocher.

Gate C110, attente à Newark du vol pour Paris Charles de Gaulle. Je suis en salle d’embarquement avec mon sac à dos, mes cartouches Malboro et un chapeau de paille accroché à une bretelle de sac à dos. Désemparée. Faut-il toujours revenir ? Comme au cinéma, les lumières finissent toujours pas se rallumer. A quoi auront servies ces deux semaines si c’est pour reprendre les mêmes habitudes, la même vie avec ses mêmes impasses ?

L’avion décolle enfin. Je souris de sentir dans mes baskets encore un peu de sable.

” Chaque homme trouve au fond de ses réveils tous les désordres du temps, réduits à la médiocre échelle d’une inquiétude privée. ” Paul Nizan

2 Commentaires ↓

  1. fév
    5
    11:37
    Fabienne

    Tu es partie retrouver un rêve à une période de grande espérance pour tout le peuple américain, avec l’investiture de Barack, cela devait être palpable dans l’air, sur les visages, et même si la crise avait frappé : tout cet espoir devait être communicatif - une concordance de rêves, la bonne aventure, une belle histoire.

  2. fév
    16
    10:53
    nathalie

    C’etait beau de te suivre a travers tes mots et tes photos qui d’ailleurs sont remarquables - et ce n’est pas du qu’a l’appareil : il faut etre capable de voir d’abord ! Ce serait bon de te revoir… a bientot donc !

* = champs requis

Poster un commentaire








L’american dream for ever

Dimanche, février 1st, 2009

Définitivement terre d’accueil, les USA restent un pays où le monde entier rêve de vivre. Le Rider Digest de novembre 2008 fait état d’une étude sur le sujet « How the word sees us ? Our exlusive international poll reveals Obamania abroad and the enduring allure of the American Dream ». A la question, « who would move here if they could ? ». Réponses : 73% des Indiens interrogés répondent oui, 65% des Sud Africains, 55% des Néerlandais…et 52% des Français.

Climats parfois rugueux - il fait très froid et très chaud sur la côte Est - des paysages et des routes sans fin, donnent encore à ce pays des allures de terre neuve à défricher et à construire. J’y ai trouvé une société respectueuse des origines, des communautés. Le respect des règles et de l’uniforme sent encore les textes presque frais de la constitution, la volonté d’une poignée d’hommes arrivés là pour construire une autre humanité. La positive attitude, les corps carrés, le pragmatisme, sentent encore ces pionniers qui se sont retroussés les manches pour faire d’une terre aride une terre de culture et de prospérité. Je garde des USA cet émerveillement pour la culture noire-américaine. Je garde des USA le souvenir d’un gigantesque parc d’attraction : j’ai adoré conduire une grosse voiture automatique et m’arrêter sur tous les bords de route, les ½ litres de Dr. Pepper au MacDo, le bacon grillé et les toasts beurrés dans les diners chromés, les lumières à profusion, les jolis camions de pompier, etc. Malgré la crise, malgré un pays qui se mord d’être trop libéral, j’y ai trouvé cet espoir, cette envie d’avenir.

Il aurait fallu rester plus longtemps à New York, pour prendre l’express 7, aussi nommé l’international express, et traverser d’autres quartiers communautaires jusqu’au Queens. Il aurait fallu visiter le Tanament Museum sur l’histoire de l’immigration américaine et aller en bateau toucher la statue de la Liberté. Il aurait fallu à Miami profiter des piscines de luxe et des golfs. J’aurais aussi du vous parler de Amy et de son magasin de vélo à Napples, de Alain retraité du monde du design mais toujours artiste à Sarasota, de Chris et son tout petit chien qui a migré des montagnes pour Miami parce qu’il aimait la plongée.

3 Commentaires ↓

  1. fév
    2
    2:29
    jerome

    superbe cette photo!

  2. fév
    2
    3:11
    wejna

    @jerome - toujours le panoramique jetable…

  3. fév
    8
    11:57
    seb

    C’est justement là que tu recommences à rêver ! Tu parcours un pays, tu prends le temps de le visiter dans tous les sens à un tel point que, sur place, tu ne sais même plus quoi faire… mais au retour, quand tout est comparaison, tu te dis que tu aurais dû faire ci, aller là-bas,etc.
    C’est à ce moment là que le rêve commence à nouveau : repartir au même endroit pour confirmer ses premières impressions, retrouver des visages familiers en long en large au encore allez comparer cet ailleurs avec un autre…
    Il faut quelques mois pour le digérer mais l’appétit revient vite !

* = champs requis

Poster un commentaire