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Blind dates

Vendredi, mai 27th, 2011

Pour inventer des histoires, il faut des décors mais il faut surtout des personnages. Je voulais m’inspirer du réel, tracer des portraits justes, complexes et singuliers, comme les vrais gens dans la vraie vie.

J’ai envoyé tout un tas d’appels à rencontre sur le site couchsurfing.org. Je peux consulter « les profils » d’Amstellodamois porposant un couch, un lit pour les voyageurs : fille ou garçon, leur profession et leur âge parfois, leurs hobbies, et une petite description personnelle. Je prépare ma demande : « Hi, I’m here for three weeks, I record sounds and write short stories.  I would be pleased to meet you for a coffee or to visit your best part of the town with you. »

Mais à qui s’adresser ? 4 167 hôtes potentiels sont recensés sur Amsterdam. Si je suis mon instinct, ne vais-je pas toujours rencontrer les mêmes personnes, c’est-à-dire des gens qui me ressemblent  ? Ne pourrais-je pas profiter de ce large réseau pour découvrir des hommes et femmes que je n’aurais jamais croisés physiquement ? J’épluche les profils sur la toile, réalise un petit mot personnalisé pour chacun et attends…Qui va me répondre ? La jeune ado gothique ? L’acteur de 25 ans ? Le baroudeur de 53 ans né à Sacramento ? La jeune femme qui aime surtout les plantes ?

Sont-ils vraiment si différents des gens qui m’entourent habituellement ? Jusqu’où suis-je capable de m’ouvrir ? Ai-je vraiment envie de rencontrer ce jeune père de famille sympathique qui habite en banlieue d’Amsterdam et qui aime les voitures ? Ou ce vieux monsieur qui cherche de la compagnie pour combler la solitude laissée par la mort de sa femme ?

Vous trépignez, « et alors ? » me demandez-vous. Le premier qui répondit à mon appel et avec je passai une soirée fort agréable fut Pieter, presque trente ans et portant le polo rose à merveille, issu d’une école de commerce, travaillant dans la finance et aimant beaucoup voyager…(sic)

2 Commentaires ↓

  1. mai
    30
    8:43
    Anne P.

    Bravo, ce sont de très beaux textes ! On est immédiatement happé par l’ambiance.
    J’ai hâte de lire la suite !
    Bonne continuation et à vite,
    Anne

  2. juin
    2
    8:08
    wejna

    Merci Anne ! Bientôt on se voit en vrai ? :-)

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Gezelligheid, chaleur du foyer

Jeudi, avril 21st, 2011

59€, c’est le prix de mon nouveau vélo. Je l’ai acheté sur la place Mercatorplein, dans le quartier De Baarsjes à Amsterdam. Je suis ici pour trois semaines. Il me fallait un moyen de locomotion adapté et économique.

Amsterdam est une ville de passage, le temps d’un tour au Quartier Rouge, d’une roulée dans un coffee-shop et éventuellement un peu de shopping design. J’ai déjà mis deux fois les pieds ici, en plein froid d’hiver. Les vieilles pierres, les maisons de biais, les labyrinthes d’eau sous un ciel gris et humide me semblaient constituer un décor parfait pour des histoires fantastiques ou des polars saignants. J’avais aimé regarder à travers les maisons, les aménagements simples et élégants. J’avais adoré les cafés bruns dans lesquels il est bon de s’engouffrer pour se réchauffer d’un koffie verkeerd (café crème) à la lueur d’une bougie, toujours allumée.

J’avais découvert Amsterdam grâce à Antoine, expatrié depuis une dizaine d’années dans la capitale batave. Son appartement donnait sur la rue Haarlemmerstraat, au nord ouest. Les nuits étaient bercées des cliquetis des vélos passant sans relâche sous les fenêtres. (ici les articles écrits durant ce voyage)

Entre deux sauts de puces à Amsterdam, je découvris New York, sa sœur jumelle de l’autre côté de l’Atlantique, qui me donnait des envies d’exil. Je leur trouvai des ressemblances dans les attitudes casual, un goût poussé pour le commerce et le pragmatisme, un certain dynamisme, une certaine utopie d’une société ouverte, progressiste, libérale. Et si c’était un endroit où il ferait bon vivre ?

L’idée est là, boucler la boucle, vivre pour un temps à Amsterdam, s’imprégner du lieu, imaginer, écrire.

1 Commentaires ↓

  1. avr
    22
    2:55
    bioni

    C’est à croire que tu fus caméléon dans une vie antérieure pour jouir de cette faculté d’immersion rapide, en “sniffant l’ambiance”, au point de presque pouvoir t’identifier aux locaux! Le savant dosage de ressenti et d’imaginaire,traduit à la sauce Aurel,va certainement ravir notre appétence pour la lecture de tes prochains commentaires sur Amsterdam… Raconte …

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Deux ou trois choses encore de la Bulgarie

Dimanche, septembre 19th, 2010

“Заповядейте ! [Zapoviadeïté] C’est un joli mot : entrez, asseyez-vous, bienvenue, servez-vous, voici, faites comme chez vous…” (blog d’Elena Dalibot)

Il me serait bien difficile de vous parler plus de la Bulgarie, du haut de mes 10 jours passés à Sandanski, station balnéaire proprette du sud du pays. A retenir simplement, quelques pistes à approfondir : des paysages et des villages diversifiés, beaux et sauvages, une cuisine “méditerranéenne” et un fromage délicieux, des habitants chaleureux, avares de mots mais pas du coeur, des histoires du passé parfois difficiles, une musique enivrante influencée par les cultures gypsy, turques, Sofia une capitale où il fait bon vivre au parfum underground de Berlin, etc.

Je pose quelques photos dans le portfolio et je laisse la parole à ceux qui y ont passé du temps. Entre autres :
Elena Dalibot, mon “guide” sur ce séjour en Bulgarie et son très bon blog : http://balkans-transit.blogspot.com/
Michael Palin qui a réalisé pour la BBC ce reportage : http://www.youtube.com/watch?v=yqSgov5FlKk&feature=related
Et puis ce livre qu’Elena cite souvent dans son blog : Balkan-Transit de François Maspéro

Hôtel Zdravec, Sandanski

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