Refermer doucement la porte

Ecrit par wejna le juin 3rd, 2011

Durant ces trois semaines à Amsterdam, mon point d’attache n’était pas un hôtel mais une vraie maison dans une banlieue chic, avec une vraie famille dedans, celle d’Antoine. Badhoevedorp ressemble aux décors de Desperate houswife. C’est fleuri et propre, avec des villas de briques rouges et à larges fenêtres. Il y a un petit centre commercial et deux supermarchés, une roulotte de spécialités de harengs, un arrêt de bus et une piscine.

S’installer pour quelques semaines signifie s’approprier un lieu, construire des habitudes, poser quelques repères. J’ai noté les horaires de bus dans un petit carnet, toutes les 25 minutes pour le 145 vers Amsterdam, à 05 et à 35 pour le 177 vers l’aéroport de Schipol. On apprend à prononcer quelques mots : proef de markt, Den Haag, huis, etc. Ça demande un poil de concentration, de l’énergie, de l’envie, de la curiosité, de l’adaptation.

Et puis le jour du départ arrive toujours trop tôt. J’ai vidé les armoires de la chambre blanche et ôté les draps. J’ai laissé les clés de 59 accrochées au porte-clés mouton acheté à Texel. J’ai claqué la porte derrière moi et je suis partie prendre le bus. La vie à Badheovedorp continue.

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