Un nouvel an et des olives
Ecrit par wejna le février 15th, 2010” Nous marchions sur le sable, nous dormions beaucoup [...]. Les journaux de Paris arrivaient une fois par semaine au port où nous n’allions pas les chercher.”
Voyez comme on danse, Jean d’Ormesson
La Méditerranée était le refuge des intellectuels dandys d’après guerre. Saint-Paul de Vence, Venise, Rome, les îles grecques… On y venait pour ses paysages et son ensoleillement, y être oisif sans avoir à fournir d’excuses, donner libre cours à son art, s’enivrer. Légèreté et élégance. J’affectionne particulièrement les artistes de cette époque : Giono, Prévert, Cocteau, Matisse, Dali, etc. Les échappées belles hors saison à St Raphaël, Ramatuelle, ont bercé mon adolescence. J’aime y retourner.
Troquer le froid et l’ordinaire, tracer vers le Sud, s’échapper une semaine en douce et goûter au luxe : voici quel était le programme de ce début d’année. Tours-Marseille réalisé en une heure grâce à Ryanair. Louer une chambre sur le Vieux Port, assister à la pêche du petit matin, prendre un petit déj sur le très bobo cours St Julien, visiter l’église St Victor, prendre un Vélib, ignorer la conduite marseillaise et longer la corniche jusqu’à la Pointe Rouge. Au retour, arrêt en terrasse sur la plage près du parc Borely. Le soleil est au rendez-vous. Enfin, je n’ai plus froid.
Ce soir, c’est champagne sur 5ème avenue. Julien cuisine des coquilles St Jacques en sirotant un mojito pendant que d’autres découpent déjà du foie gras. Le monde entier s’est donné rendez-vous dans le petit appartement. Un brésilen (peut-être…), une Colombienne, une danseuse argentine et son mari en exhil, une Madrilène, une Belge (peut-être), des gars de l’est, etc. L’espagnol se mixe au français sous les étoiles et les bulles.
Au retour, les couples fatigués arpentent les ruelles pour retourner au foyer. Les jeunes femmes s’appuient au bras de leur amoureux et pestent contre leurs talons trop hauts, les cagoles sur pilotis commencent juste à s’amuser, quelques zonards marchent en crabe. En ce premier de l’an, le mistral se lève. Il soulève les cartons, poussent les débris, agite l’eau du port. Il est 5h du matin et les restaurants se préparent à ouvrir pour cueillir les couche-tard. Une 205 s’arrête en trombe, un jeune homme énervé en jogging blanc descent : il a des comptes à régler avec un autre porteur de baskets. Pas de doute, on est à Marseille : excessive, dangeureuse, festive. L’année 2010 s’annonce bien.


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Marseille … j’y suis allez fin septembre.. je ne connaissais pas…
18h, sur la terrasse d’un bar près du vieux port, la chaleur s’apaise, un homme avec une radio s’approche, discution musclée, l’homme est collé a terre par un barman, on entend les coups jusqu’au choc du corps sur le bitume, puis une deuxième fois, puis de trois, injures et “doux” mots se font entendrent, l’homme est ensuite maitrisé et couché au sol par une assemblé d’homme… les gens sur la terrasse commencent a s’agiter … Une femme se lève et s’écrie “putaing ! c’est quoi ça ! on est pas a paris là… !”
Un sourire s’esquisse sur mes lèvres avec la réflexion: c’est marrant j’ai beau avoir passé beaucoup plus de temps a paris, et pourtant je n’ai jamais assisté a cela … !!
Par contre j’ai été surpris par la solidarité des gens la bas !!
Si a Tours, dans le bus la porte ne s’ouvre pas, peu de gens iront porter votre désespoir au chauffeur de bus… la bas, je n’ai pas eu le temps de demander l’ouverture de la porte que 20 personnes ont ordonné au chauffeur d’ouvrir la porte …(Un grand merci a eux, j’allais prendre mon train !! ^^ )
des petits coins bien sympa, les iles du frioul, et plein de choses a voir ….