Des fourmis dans les jambes

Ecrit par wejna le avril 20th, 2009

L’axe Paris-Bordeaux fut l’une des premières voies romaines. Plus tard, ce sera la route du sel. Plus tard encore, les rois y partiront en expédition pour se mettre au vert en Touraine, le jardin de la France.
Il y a des siècles, il fallait 23h en diligence pour atteindre cette région depuis Paris. Depuis toujours, il faut près d’une semaine à vélo et plusieurs semaines à pieds. Aujourd’hui, le TGV relie Montparnasse au centre ville de Tours en 58 minutes. La technologie a compressé le temps, jusqu’à rendre les distances presque imperceptibles.

Emeric Fisset, dans « L’ivresse de la marche » aux éditions Transboréal, décrit les plaisirs, les bobos et anecdotes de ses voyages à pieds en France et à travers le monde. Il donne envie de tester cette aventure, ici ou là, peu importe.

Ce samedi de bon matin, je suis partie à pieds jusqu’à Villandry. Une vingtaine de kilomètres séparent Tours de ce village surtout connu pour son château et ses jardins de légumes oubliés. Mettre un pas devant l’autre seule durant près de 5h fut un bonheur. La marche redonne au temps et à la route toute sa mesure. Elle impose la patience. Elle demande peu d’effort mais nécessite de l’endurance.

Plus que lors d’une balade à vélo, l’esprit est attentif à un papillon, un bruit dans les herbes, au cours d’un ruisseau, à une odeur de pain chaud…ses distractions. Toujours plus lent que le cycliste, le marcheur est seul, face à son chemin et ses pensées.

Pour explorer un peu plus loin cette forme de voyage, je mettrai mes pas sur le très classique chemin de Compostelle, entre Tours et Châtellerault, du 26 avril au 1er mai. A suivre…

3 Commentaires ↓

  1. mar
    31
    4:37
    Stéphane

    J’ai fait, à vélo, un bout du chemin de saint Jacques en Espagne. J’ai croisé des centaines de marcheurs qui venaient de partout dans le monde !
    J’ai premièrement été surpris de voir que beaucoup marchaient seuls malgré les rencontres le soir dans les refuges. Mais j’ai compris plus tard que marcher est souvent une quête personnelle et un moyen de se retrouver avec soi même. Alors on ne veut pas forcément partager ces moments là. Certains sont seuls avec Dieu d’autres avec leur chansons préférées et d’autres avec leurs rêves pleins la tête…
    Buen camino !
    Steph

  2. avr
    1
    12:45
    nath

    Respect !

  3. avr
    7
    3:54
    bioni

    Effectivement marcher est un vrai plaisir: ce n’est pas moi qui dirai le contraire ! Certes, ça demande un peu d’endurance mais c’est tellement agréable de n’avoir à subir aucune contraite matérielle : pas besoin de penser à “faire le plein du résrvoir”, pas de risque de panne mécanique: pas de chaine de vélo qui saute, de pneu qui crève, etc..non! On se sent LIBRE et INDEPENDANT ! Quand les jambes avancent dans cette nature toujours imprévisible : c’est que du bonheur dans la tête!(pouvu que le sac à dos sache se faire oublier, sinon ça casse l’ambiance !!!). Bravo Aurélie pour cette courageuse initiative; bonne rando et profite un max de ces moments privilégiés, très propices à la réflexion !

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