USA / NYC / le Brooklyn de Laetitia

Ecrit par wejna le janvier 13th, 2009

Historiquement terre d’accueil de nombreuses communautés ou lignes spirituelles, la côte Est des USA est intimement liée avec l’idée d’une nouvelle humanité, de recherche d’une vie meilleure, de la quête d’une certaine foi ?

Athée, je ne connais pas la foi, mais suis fascinée par ceux qui la portent ou la recherchent. Mon voyage est lie a une quête, un besoin intime de trouver “quelque chose”, une certaine spiritualité ?
En quelques jours, je vais rencontrer une dévouée à l’église catholique et assister à une messe protestante.

IMG_0868.JPGIMG_0871.JPGIMG_0878.JPG

IMG_0885.JPGIMG_0886.JPGIMG_0889.JPG

IMG_0891.JPGIMG_0883.JPGIMG_0882.JPG

Lætitia est une “laïque consacrée”. Elle ne porte pas l’habit et n’a pas le devoir d’enseignement catholique des sœurs, mais elle a fait les vœux la liant a Dieu dont celui pauvreté et de chasteté. Française, elle œuvre dans l’organisation Heart’s Home (en français Point Cœur) avec une dizaine d’autres Français, en plein  quartier HLM de Brooklyn. L’action est simple : elle consiste a donner son amitié et être un soutien moral pour les personnes les plus pauvres et les plus seules. “A NY, il faut exister, être quelqu’un, on peut gagner des millions en quelques années mais les reperdre aussi vite. La dépression et la tristesse ne se disent pas ici. Mais c’est une des villes ou j’ai senti le plus de solitude et ou les gens sont parfois loin de leur vérité”, explique-t-elle. Elle compte parmi ses “amis”, une vieille dame dans une maison de retraite, une artiste en déprime, ou encore une mère de famille en foyer d’accueil pour sans-abris.

Avant NY, depuis une dizaine d’années, elle a connu Haiti et d’autres endroits du monde. “Je suis partie en Haiti avec Point Cœur après une école de commerce. Je me posais aussi des questions sur Dieu. A la fin de ma première mission, j’avais tellement été heureuse de l’action menée et de la vie en communauté que j’ai voulu faire ça toute ma vie, je voulais être heureuse comme ça toute ma vie”, explique-t-elle simplement.

Dans la maison qui abrite l’organisation, on bénit le repas du midi (!), on accueille les visiteurs avec chaleur, on se conforme à des règles strictes admises par tous, on partage, on chante et on joue de l’accordéon. Faisant abstraction de la religion catholique (à laquelle je reste décidément réfractaire…), je m’interroge sur cette vie si différente de la mienne, je ne sais répondre a la question : est-ce qu’elle me conviendrait ? Mais je me la pose. Car il règne incontestablement ici une certaine idée du bonheur.

* = champs requis

Poster un commentaire